Test comparatif de rendement énergétique de 3 panneaux solaires flexibles

Après plusieurs jours de pluie, le soleil est revenu ! Il est légèrement voilé mais peu importe : j’étais trop impatient de tester les panneaux solaires reçus trois jours plus tôt!
Je les ai comparés aux panneaux achetés en 2017 et 2018. Bien que ce test n’ait pas de valeur scientifique, les observations m’ont paru suffisamment intéressantes pour être publiées.

Les panneaux en test

panneau solaire 50W panneau A
puissance spécifiée : 50Wc nominal
nombre de cellules : 4 x 4 = 16
fabricant des cellules : non spécifié
classe de cellules : non spécifiée
provenance : achat auprès d’un revendeur réputé sur internet
prix pour 100Wc : 2 x 142 € = 284 €  en 2017
panneau B
puissance spécifiée : 100Wc nominal
nombre de cellules : 5 x 6 = 30
fabricant des cellules : non spécifié
classe de cellules : classe C (défauts visibles)
provenance : achat sur un célèbre site de vente aux enchères
prix : 135 € en 2018
panneau C
puissance spécifiée : 110Wc nominal
nombre de cellules : 5 x 6 = 30
cellules : Sunpower™ Maxeon
classe de cellules : classe A
provenance : achat auprès d’un fabricant
prix : 350 € (~395 USD)  en 2019

Mesure de la puissance instantanée des panneaux

Ne disposant pas d’appareil de mesure de l’énergie donnée par le soleil, il ne m’était pas possible de mesurer le rendement réel de chaque panneau.
J’ai donc choisi de mesurer la puissance instantanée des panneaux avec des wattmètres, dans les conditions d’ensoleillement du moment. Et j’ai comparé 2 à 2 les panneaux reliés chacun à un régulateur de charge identique chargeant la même batterie.

Puissance mesurée avec les panneaux B et C




Puissance mesurée avec les panneaux A et C

Réserves relatives au protocole de test

Divers éléments pourraient impacter le résultat des mesures et leur analyse :

    • dates de fabrication différentes, dans un contexte de progression régulière du rendement des cellules;
    • différence d’état de vétusté et d’usage des panneaux : panneau C totalement neuf, panneau B ayant parcouru plusieurs milliers de km (vibrations + chocs), panneau A de 2017 jamais utilisé et stocké;
    • différence d’étalonnage des wattmètres non certifiés;
    •  mesures effectuées par soleil voilé (refaire le test dans d’autres conditions d’ensoleillement).

Toutefois, ces éléments ne sauraient remettre en cause fondamentalement les résultats obtenus.

Calculs et résultat

Le panneau C étant le plus puissant, je l’ai pris comme référence.  J’ai calculé le rapport entre la puissance produite par le panneau A ou B et la puissance produite par le panneau C. Le tableau ci-dessus présente l’efficience relative des panneaux A et B en référence au panneau C qui a donc une efficience de 100%.
Poussant la réflexion plus loin, j’ai imaginé une augmentation de la surface de panneaux A ou B pour pour obtenir la même puissance que le panneau C. J’ai alors calculé le coût en panneaux A ou B correspondant, et la surface de panneau correspondante.

Tableau comparatif du rendement de 3 panneaux solaires
NB :  j’ai pris en compte la différence du nombre de cellules (panneau A: 16 cellules, panneaux B et C: 30 cellules).
À l’observation de ce tableau, on peut émettre les remarques suivantes:

Puissance réelle :

  • les panneaux A et B ont une puissance presque identique alors que le panneau A est 2 fois plus cher que le panneau B;
  • la puissance du panneau C est presque double de celle des panneaux A et B.

Prix pour obtenir la même puissance réelle :

  • à puissance égale, le panneau A est 71% plus cher que le panneau C;
  • à puissance égale, le panneau B est 21% moins cher que le panneau C.

Surface pour obtenir la même puissance réelle :

  • à puissance égale, les panneaux A et B occupent 90% de surface de plus que le panneau C.

Remarques personnelles

Des critères objectifs et subjectifs avaient guidé mes achats :

  • en 2017, je découvrais totalement l’univers du panneau solaire, cela m’avait rassuré d’acheter à une grande enseigne reconnue, les nombreux échanges par téléphone et par courriel m’avaient donné confiance.
  • en 2018, je souhaitais expérimenter un format de panneau peu répandu (6×5 = 30 cellules) et je n’avais trouvé sur le marché que ces panneaux à bas prix.
  • en 2019, j’ai eu l’envie et l’opportunité d’investir dans un équipement de qualité, pour augmenter les performances de mon vélo.

Conclusions

  • Un prix élevé n’est pas toujours une garantie de performance du matériel.
  • Des panneaux de rendement moindre (50%) ont un impact fort sur le vélo solaire:  autonomie 2 fois plus faible ou installer 2 fois plus de panneaux. Dans les deux cas, cela dégradera le confort pu la sécurité du cycliste.
  • Une dépense plus élevée pour un matériel de qualité représente à terme une économie: le rapport qualité/prix est bien meilleur.
    Sans compter les autres bénéfices :  autonomie, maniabilité, performance…

Tout savoir sur le vélo électrique, par Justin Lemire-Elmore

Justin travaille dans une entreprise canadienne innovante, spécialisée dans le vélo électrique. Elle créé des équipements : batteries, moteurs, contrôleurs, consoles de commande etc… Bien des SunTripers en sont équipés !
Il a participé au Sun Trip 2018, avec son épouse Anne-Sophie, sur un tandem solaire qu’il a entièrement inventé, où l’un pédale pendant que l’autre rame ! Les voici au camping du Bourget-du-Lac en juin 2018:

Justin Lemire-Elmore et Anne-Sophie Rodet

Justin a participé au “BC Bike Show 2019”, le plus grand salon du vélo de l’Ouest du Canada. Dans cette vidéo, il dresse un panorama complet des différentes technologies disponibles sur le marché, de leurs avantages et inconvénients…
Écoutez-le, c’est très instructif… et en plus, ça fait réviser l’anglais…

    

Panneaux solaires : le rendement des cellules photovoltaïques

Cet article tente d’éclairer quelque peu le le lecteur sur un élément important pour le choix de ses panneaux solaires : leur rendement.
Pour toute proposition d’enrichissement ou de correction, écrivez à

Qu’est-ce que le rendement d’une cellule photovoltaïque ?

C’est le rapport entre la quantité d’énergie électrique obtenue par conversion de l’énergie lumineuse et la quantité d’énergie solaire reçue par une cellule.

Définition du rendement d'un cellule photovoltaïque

Quel est le rendement des cellules disponibles sur le marché?

Lors de mes premières recherches de panneaux, j’ai lu que le rendement de  telle cellule en silicium monocristallin était de 15%, telle autre 20% et certaines 22% (en 2017). Aujourd’hui en 2019, les meilleures atteignent 25%.
Malheureusement, cette caractéristique est souvent absente des spécifications de panneaux.
Questionné par téléphone, un fabricant m’avait répondu : “Mon entreprise, comme bien d’autres, s’approvisionne sur un marché international fluctuant,  nous achetons  des lots de bonne qualité mais sans spécification de rendement. D’ailleurs, à chaque livraison, le pays de fabrication est différent! Dans ce contexte, comment indiquer une donnée fiable?”

Quelle différence pour le cycliste solaire ?

À surface de panneau égale, un cycliste solaire doté de cellules à  haut rendement (25%) disposera de 66% d’énergie en plus qu’un cycliste doté de cellules à faible rendement (15%). Le premier pourra donc rouler plus vite ou plus longtemps, plus loin… ou faire moins d’effort, selon son envie!

comparaison rendement de différentes cellules voltaïques

Cette animation illustre l’impact pour le cycliste solaire de ces différences de rendement, elle n’a pas l’ambition d’avoir une rigueur scientifique…

Bien sûr, le cycliste solaire peut compenser un faible rendement en augmentant la surface de panneaux. Mais il sait bien que cela augmentera les dimensions de son véhicule, le rendra plus lourd, moins facile à manoeuvrer…

Les rendements selon les différentes technologies

Avec des cellules au silicium monocristallin, en 2019, le rendement atteint 25% avec la technologie “back contact”, dans  les meilleurs panneaux.
Avec du silicium polycristallin, des chercheurs ont réussi à obtenir un  rendement record de 22,3%, mais cette technologie n’est pas commercialisée aujourd’hui (en savoir plus…).

Des rendement supérieurs à 30% ?
En 2016, des chercheurs allemands ont obtenu un rendement record de 33,3% avec une cellule dite “multi-jonction” (en savoir plus…). Mais attention, vous n’en trouverez pas sur internet, cette technologie est dédiée aux applications spatiales ! Et aux États-Unis, dans le Colorado, on affiche des rendements de 40,8% !

Cela fait rêver…. mais quand ces technologies seront-elles accessibles au grand public?

Comment choisir ?

Le cycliste solaire est donc tenté d’acquérir les cellules à “haut rendement”. Et pourquoi pas les meilleures du moment ?
Surgit alors la question du budget ! Car vous l’aurez deviné, plus le rendement est performant, plus le coût est élevé. À moins de disposer d’un budget très généreux ou de partenaires, le concepteur de vélo solaire devra faire des choix, et le plus souvent, des compromis !

Chacun devra donc d’abord cerner ses besoins, définir ses priorités afin de déterminer la solution optimale pour son projet. Il pourra alors s’équiper en pleine connaissance de cause.

Comment choisir ses panneaux solaires ?

panneau solaire flexibleLes panneaux photovoltaïques sont l’élément clé du vélo solaire : ils convertissent l’énergie du soleil en énergie électrique utilisable directement par le moteur et/ou pour la recharge de la batterie. Lorsqu’on se lance dans l’aventure de la construction d’un vélo solaire, on est un peu perdu devant la diversité des offres.

Je vais donc partager ici plusieurs éléments susceptibles de vous guider et vous permettre d’effectuer un choix en pleine connaissance de cause.

Panneaux flexibles ou panneaux rigides ?

panneau solaire flexibleLes panneaux flexibles: c’est le type de panneaux le plus fréquemment utilisé pour les vélos solaires. Les raisons sont leur légèreté (de 3 à 5 kg pour 200Wc) et le bon rendement énergétique des cellules en silicium monocristallin qui les composent (ratio entre énergie électrique récupérée/ énergie solaire reçue).
Le plus souvent, on ajoute une structure porteuse qui rigidifie les panneaux et les protège. En effet, chaque choc sur une cellule diminue localement son rendement. Avec des chocs multipliés, la puissance totale du panneau diminue de façon significative et définitive. C’est le point faible de la flexibilité.

panneau solaire rigideLes panneaux rigides: ils sont robustes, à l’épreuve des intempéries comme la grêle; ils sont prévus a priori  pour une installation sur bâtiment. Ils sont très lourds (15 à 18 kg pour 200Wc). Leurs cellules photovoltaïques sont souvent en silicium polycristallin au rendement énergétique moindre que le monocristallin. Pour ces raisons, ils sont rarement utilisés sur les vélos solaires .
Une exception cependant : Christophe Dugué, qui travaille chez un fabricant français, a construit lui-même un panneau rigide et léger, en monocristallin. Il l’a expérimenté durant le Sun Trip Tour 2017. Stéphane Bertrand a pu lui aussi bénéficier de ce prototype sur 12 000 km lors du Sun Trip 2018. Cet été, nul doute que nous reverrons ces panneaux extra-ordinaires puisque Christophe Dugué et son épouse participent au Sun Trip Tour 2019. Malheureusement, ces panneaux ne sont pas encore commercialisés.

Les caractéristiques électriques des panneaux

La puissance d’un panneau est proportionnelle au nombre de cellules photovoltaïques qui le composent. La cellule photovoltaïque est l’unité de base d’un panneau, elle produit une puissance électrique de l’ordre de 3 Watts sous une tension de 0,5 à 0,6 Volts.
Les caractéristiques électriques sont mentionnées par les constructeurs. Les principales sont la tension de service (Vmp en Volts) et le courant maximum en cas d’ensoleillement maximum (Imp en Ampères). Selon l’assemblage des cellules, en série et/ou en parallèle, des panneaux de même puissance peuvent avoir des tensions de service et courants maxi différents.

Daniele Gonano salon auto paris 2018 Le concepteur d’un vélo solaire est donc face à une équation avec de nombreux paramètres s’influençant les uns les autres:

  • choix de la surface de panneaux pour la puissance totale souhaitée,
  • choix des dimensions et de l’endroit où les installer selon le type de vélo,
  • installation en série ou en parallèle en fonction du régulateur solaire (tension et courant),
  • choix du type et du nombre de régulateurs (MPPT boost  ou non).

Les cellules photovoltaïques du panneau solaire

Deux principaux types de cellules peuvent composer les panneaux. Pour un vélo solaire, en raison du rendement plus élevé, c’est le silicium monocristallin qui est le plus approprié.

cellule au silicium monocristallin Cellules au silicium monocristallin
– très bon rendement, d’environ 200Wc/m²
– durée de vie de ~30 ans.
– coût plus élevé que le silicium polycristallin.
cellule photovoltaïque au silicium polycristallin Cellules au silicium polycristallin
– rendement d’environ 150Wc/m², donc inférieur au monocristallin,
– durée de vie de ~30 ans.
– coût plus économique que le silicium monocristallin.

Mais tout dépend des besoins de l’utilisateur : Barnabé Chaillot, rencontré pendant le prologue du Sun Trip 2018, a fait le choix le plus économique [en savoir plus…].

La qualité des cellules photovoltaïques

Le rendement d’un panneau dépend de la qualité des cellules photovoltaïques qui le compose mais peu de fabricants de panneaux mentionnent la “classe” des cellules utilisées. Elle impacte fortement le coût de construction du panneau, et par conséquent, son prix de vente. Pour notre usage,  trois niveaux de qualité de cellules sont disponibles:

cellule photovoltaïque de classe Acellules de “classe A”: elles sont de très bonne qualité, sans défaut visible et leurs caractéristiques électriques correspondent exactement aux spécifications définies par le fabricant. Les panneaux solaires construits avec cette classe de cellule sont donc les plus chers.
cellules de “classe B”: elles sont de bonne qualité qui présentent peu de défauts visible. Leur rendement est proche ou légèrement inférieur aux cellules de “classe A”.
cellule photovoltaïque de classe Ccellules de “classe C”: elles présentent des défauts visibles qui affectent leur performance (ex: cellules ébréchées, fissurées…). Leur rendement est évidemment moins bon, ces cellules sont utilisées pour réaliser les panneaux économiques.
cellules de “classe D”: elles présentent des cassures ou sont incomplètes. Elles peuvent être retaillées puis réassemblées dans des panneaux de petite dimension, mais, le plus souvent, leur silicium est recyclé pour fabriquer de nouvelles cellules.

Suite… Tout savoir sur le rendement des cellules photovoltaïques !
 

Deuxième test de mon nouveau vélo solaire

Aujourd’hui, les conditions de vent étaient plus favorables que mardi dernier, toutefois le soleil voilé du début d’après-midi procurait moins d’énergie.
En réglant la puissance du moteur sur 100 W, j’ai roulé à une vitesse moyenne de 31,5 km/h sur un parcours de 90 km avec 650 m de dénivelé positif.

vent

Premier test du Solarduino Bike version 3

J’ai expérimenté hier mon nouveau vélo solaire ! Il est composé d’un vélo classique et d’une remorque motorisée. J’ai construit cette nouvelle remorque de façon à supporter 3 panneaux solaires de 100Wc (je n’en avais que 2 l’an dernier).
Mon intention est d’augmenter la longueur de mes parcours. Avec 2 panneaux l’an dernier, j’avais réalisé des parcours de plus de 200 km. Avec 3 panneaux, j’espère désormais dépasser 250km par jour.

Pour ce premier test en 2 étapes, j’ai parcouru au total 129 km avec 1080 m de dénivelé + en 4h25. Ma vitesse moyenne était proche de 30 km/h.

En raison des conditions d’ensoleillement moyennes, j’ai réglé l’assistance électrique entre 90W et 115W avec de courts moments à 225W.
Dans des conditions de vent assez défavorables (vent de 20/25 km/h avec rafales brutales à 50 km/h), j’ai pu apprécier le bon comportement de la remorque, très stable dans les virages.

Le parcours du Sun Trip Tour 2019

Découvrez le parcours du Sun Trip Tour 2019 : un itinéraire à vélo solaire qui traverse la région Auvergne-Rhône-Alpes, du Puy-en-Velay jusqu’à Valence, en passant par les Monts d’Auvergne, Vulcania, Divonne-les-Bains, Chamonix, Val Cenis, Pinerolo (Italie) et Crest.
50 aventuriers propulsés à l’énergie solaire à l’attaque des plus beaux cols de France !

Sun Trip Tour 2019


Un projet en partenariat avec EDF, EDF Renouvelables, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et GEO.fr !

Le vélo solaire low cost de Barnabé Chaillot!

Lors du prologue du Sun Trip 2018, j’ai rencontré Barnabé Chaillot au camping du Bourget-du-Lac : il accompagnait lui aussi la caravane de vélos solaires jusqu’à Chambéry. Son vélo solaire était d’une allure peu commune mais je ne connaissais pas sa démarche à ce moment-là, je l’ai découverte au gré de mes pérégrinations sur internet.

Barnabé souhaite partager des idées pour protéger notre planète, des idées qu’il met en pratique depuis des années. Il a choisi de les propager sur internet, entre autres sous forme d’une chaîne YouTube.
Cette vidéo montre, pas à pas, comment construire un vélo solaire à bas prix, ou plutôt une remorque solaire à associer à un vélo. Que vous ayez l’intention ou pas de construire votre vélo solaire, je vous invite à regarder Barnabé, à admirer son ingéniosité et sa pédagogie, à vous délecter de ce sourire qui ne le quitte jamais.

Le nombre d’abonnés de sa chaîne YouTube atteste de l’intérêt porté par les internautes à ses pratiques alternatives.

Le tour du monde à vélo solaire de David Brandenberger !

Parti en juillet 2014, David Brandenberger (Suisse) réalise un tour du monde en vélo solaire pour ne pas nuire à l’environnement. Il a choisi un trike (tricycle couché) pour le confort avec une grande remorque capable de capter une importante quantité d’énergie solaire. Elle lui permet aussi d’emporter beaucoup d’affaires personnelles, y compris sa guitare et son matériel photographique.
En 2016, il a atteint la Turquie après avoir voyagé dans de nombreux pays d’Europe.
Il est aujourd’hui en Australie après un périple de 31 000 km !
Bravo à cet aventurier infatigable !

Réseau social : https://www.facebook.com/david.brandenberger.7
Site internet : http://www.d-t-b.ch

Tout l’itinéraire du Sun Trip Tour 2019

Du 6 au 20 juillet le parcours du Sun Trip Tour 2019 se compose de 8 étapes, avec toujours le même principe de liberté d’itinéraire entre chaque point.
Le parcours s’étire sur 1200 à 1500 km selon les itinéraires les plus probables, avec des dénivelés positives qui pourraient dépasser les 35.000 mètres pour les plus audacieux !

Étape par étape, voilà la présentation de ce tour solaire d’Auvergne-Rhône-Alpes :

Cliquer sur les images pour les agrandir.

Etape 1 : Le Puy en Velay – bivouac dans les Monts d’Auvergne (+/- 175 km)

Du 6 au 7 juillet cette étape d’introduction propose un début d’aventure en douceur à travers des zones vallonnées, dans des paysages souvent méconnus. La fin d’étape sera toutefois plus corsée pour tout le monde, car le bivouac en pleine nature sera positionné de l’autre côté du superbe Puy Mary. Le lieu exact sera présenté ultérieurement.
Dépaysement immédiat assuré avec cette plongée dans ce que le centre de la France a de plus beau.

Etape 2 : Bivouac – Vulcania / Riom Limagne & Volcans (+/- 100 km)

Du 8 au 9 juillet. L’idée de cette étape est simple : proposer une remontée quasi complète du massif des Monts d’Auvergne ! Les participants jouant le « challenge du meilleur grimpeur » trouveront là un terrain de rêve pour marquer des gros points, alors que ceux qui veulent éviter les montagnes pourront tirer vers la plaine de Clermont-Ferrand. L’hébergement du 8 juillet sera organisé au gîte Clair Matin de Saint-Ours, mais le vrai rendez-vous d’étape sera bien le 9 juillet au matin sur le site même de Vulcania !

Etape 3 : Vulcania – Divonne les Bains (+/- 400 km)

Le 9 juillet, de 10h jusqu’à 15h le Sun Trip Tour sera au contact du public du parc Vulcania. Un temps d’échange et de promotion des énergies nouvelles. L’occasion aussi pour les participants de tout savoir sur l’activité volcanique des Monts d’Auvergne. En milieu d’après-midi le peloton s’élancera pour la plus longue étape de l’édition, à travers des départements du Puy-de-Dôme, de la Loire, du Rhône et de l’Ain. Deux jours et demi de route pour 400 km relativement plats, avec toutefois l’incitation à franchir les Monts du Jura juste avant de plonger sur Divonne-les-Bains (checkpoint au viaduc de Cize-Bolozon).

Etape 4 : Divonne les bains – Chamonix (+/- 110 km)

Le 12 juillet et après un bivouac musical au bord du lac de Divonne, le peloton de vélos solaires fera une escale en Suisse, dans le centre de Genève. L’occasion de valoriser les équipes suisses engagées et de faire parler du Sun Trip dans un pays passionné par les projets solaires (Solar Impulse, Solar Planet, Solar Stratos…). Le retour en France se fera par la voie verte reliant l’Agglomération d’Annemasse, puis les participants auront le loisir de se compliquer ou pas la tâche en remontant la Vallée Blanche jusque Chamonix.

Etape 5 : Chamonix – Val Cenis (de 200 à 250 km)

Du 13 au 14 juillet. Assurément l’étape clé pour les grimpeurs, à travers les montagnes de Savoie Mont Blanc (montée de Megève, col des Saisies, Cormet de Roselend, etc…). Lieu de départ réel du Sun Trip 2018 vers la Chine, Chamonix sera pour les aventuriers du Sun Trip Tour 2019 le vrai point de départ de la traversée Alpine. Certains pourraient d’ailleurs opter pour un détour par la Suisse et l’Italie, en empruntant les cols du Grand et du Petit-Saint Bernard, avant de rejoindre le sommet des Alpes sur le col de l’Iseran, à 2770 m d’altitude!
A noter que ceux qui veulent économiser leurs forces pourront opter pour la plaine d’Albertville et la vallée de la Maurienne.

Jour de pause en Haute-Maurienne Vanoise

Le 15 juillet les participants pourront profiter des paysages grandioses de la Haute-Maurienne, accueillis au gîte Ethic Etapes CIS de Val Cenis.
Ce temps de relax sera l’occasion d’animations prévues avec nos partenaires. Aussi l’occasion pour d’éventuels retardataires de rejoindre le groupe.

Etape 6 : Val Cenis – Pinerolo (+/- 100 km)

Une étape courte mais explosive, programmée le 16 juillet ! L’entame sera marquée par un passage imposé au col du Mont-Cenis, à 2081 mètres d’altitude. Une montée qui devrait être abordée en peloton groupé, pour la première fois sur un Sun Trip. Au delà du barrage du lac du Mont-Cenis, les participants descendront jusqu’à Suze en Italie, et de ce point les plus courageux pourront tenter d’escalader le terrible Col de Finestre, dont les 10 derniers km ne sont pas asphaltés.
Pinerolo sera la seule vraie étape hors de France, une ville qui a déjà accueilli le Tour de France et qui reçoit le Tour d’Italie en mai 2019. Le repas sera organisé au boulodrome du Veloce Club et la nuitée dans le couvent des sœurs de la visitation Santa Maria.

Etape 7 : Pinerolo – Die ( de 350 à 450 km)

Du 17 au 19 juillet, cette étape est certainement la moins prévisible de l’aventure. Le retour en France pourra se faire soit par le très difficile col d’Agnel (2744 m !), ou par l’enchaînement « Sestrière – col de Montgenèvre ». Le Massif des Ecrins sera ensuite contourné par le Sud (plus probablement) ou par le Nord, alors que certains pourraient avoir l’idée de tirer jusqu’au Parc National des Baronnies Provençales. Les occasions d’aller gratter des points et de visiter des paysages à couper le souffle ne manqueront pas !
Une chose est certaine, en arrivant à Die les difficultés seront passées.

Etape 8 : Die – Valence (70 km)

Une journée de parade pour boucler la boucle, le samedi 20 juillet 2019. Les aventuriers seront heureux de retrouver la plaine et seront accueillis dans le centre ville de Valence, capitale du Département de la Drôme, une ville à la croisée de plusieurs grands itinéraires vélos dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Un coup de communication autour du concept du vélo solaire et le Sun Trip tournera son regard vers la Chine, en vue de l’édition 2020 !

Nouveaux participants au Sun Trip Tour 2019

Les portraits de 8 nouveaux Suntripers sont publiés ! Quatre d’entre eux avaient participé au Sun Trip 2017, nous avions roulé ensemble : Jean-Louis le super combatif, Ryan qui avait réparé sa remorque avec des vieux skis recyclés, Francis et son trike “Tribellule”, Alain qui avait malheureusement dû abandonner suite à des problèmes techniques. Bienvenue aux 4 nouveaux : Rain, Fabrice, Michel et Dario !

Une quarantaine de participants sont connus, il en reste encore une dizaine que nous découvrirons prochainement.
Car nous serons 50 à prendre le départ, le 6 juillet prochain au Puy-en-Velay, un record !

Le voyage solaire d’Étienne Sauze à travers l’Europe

Par hasard, je viens de découvrir le voyage à vélo solaire d’Étienne Sauze qui a parcouru l’Europe en prenant soin de visiter chacune des 28 capitales européennes. Parti en mai 2015, son périple de 7 mois a été riche en rencontres et découvertes.
Encore un bel exemple d’écomobilité, associé ici avec un message positif sur l’Europe, sa richesse et sa diversité culturelle.
En savoir plus : https://www.europeansolartour.com/

Des panneaux solaires sur un vélo ! Comment ?

Installer un panneau solaire sur un vélo peut paraître simple au premier abord. Mais si on souhaite effectuer de longues distances, on est tenté d’embarquer une grande surface de panneaux solaires et l’installation devient alors plus complexe. Depuis 2013, la créativité de chaque Suntriper a donné naissance à de nombreuses solutions originales.
Le tableau ci-dessous présente la variété des combinaisons retenues par les participants des éditions successives du Sun Trip.

position des panneaux solaires
Type de vélo à l’avant en toiture à l’arrière sur remorque
vélo à 2 roues vélo classique + ++++
tandem +
vélo cargo ++++ + + ++
vélo couché ++++ ++
vélo à 3 roues trike ++++ +
trike tandem ++++

Dans le Sun Trip, le règlement autorise une surface de panneaux solaires de 2,5m², pour une puissance maximale de 450Wc (panneaux visibles). L’installation d’une telle surface de panneaux n’est pas simple et peut d’ailleurs orienter le choix du type de vélo : tandem, vélo cargo, vélo couché, tricycle couché (trike), ou inciter à ajouter une remorque. Les contraintes rencontrées obligent parfois le concepteur à installer une surface moindre de panneaux, au détriment de l’autonomie du véhicule.

Avec les vélos cargo, les tandems

Sur le tandem couché/assis de Raf van Hulle, la place assise à l’avant est sacrifiée pour accueillir un panneau, complété par un autre panneau sur remorque (Sun Trip 2013, 2015, 2018). Cette disposition à l’avant se retrouve sur les vélos cargo, sauf pour le vélo cargo expérimenté en 2013 par Lionel Candille avec des panneaux en toiture. En 2018, Éric Morel a en plus un panneau fixé à l’arrière de son vélo cargo.

Avec les vélos couchés

Les panneaux sont très fréquemment installés en “toiture” sur les vélos couchés et sont parfois complétés par un panneau sur remorque.

Avec les trikes monoplace et tandem

Comme sur les vélos couchés, les panneaux sont toujours installés en “toiture” sur les tandems trike, presque toujours sur les trikes monoplace. Ils sont parfois complétés par un panneau sur remorque sur les trikes monoplace.

Avec les vélos classiques

Dans ce cas, les panneaux sont quasi toujours installés sur une remorque, à une ou 2 roues, de dimensions variées.

Une exception : Daniel Jenni qui a installé son panneau en “toiture” sur un vélo classique pour le Sun Trip 2018.

Qui participera au Sun Trip Tour 2019 ?

Tous les prochains Suntripers sont-ils présents sur ces photo-montages ?
Non, si une trentaine sont déjà affichés, il en reste encore une quinzaine ou une vingtaine que nous découvrirons prochainement.
Ils seront sans doute une cinquantaine à prendre le départ, le 6 juillet prochain au Puy-en-Velay, un record !